Alors que la ville d’Abéché s’enfonçait dans le calme de la nuit, l’horreur a frappé au quartier Hilé Quinine dans le 4eme arrondissement. Un étudiant de l’Université Adam Barka a été froidement exécuté à bout portant hier soir 20 mars (23h 45), illustrant une nouvelle fois la fragilité alarmante de la protection des citoyens dans la province du Ouaddaï.
Le drame s’est noué aux alentours de 23h, à deux pas de l’établissement Douk. Selon des témoignages concordants, la victime a été la cible d’un tir à bout portant, ne lui laissant aucune chance de survie. Un acte d’une violence inouïe qui transforme un simple quartier résidentiel en scène de crime sanglante.

Un sentiment d’abandon
Le corps a été transféré à la morgue de l’hôpital provincial, mais au-delà du constat médical, c’est le constat sécuritaire qui interroge. Comment, dans une ville universitaire comme Abéché, la mort peut-elle roder avec autant de facilité ?
L’urgence de la justice
L’enquête est désormais ouverte, mais pour la communauté estudiantine et les habitants de Hilé Quinine, l’attente du rapport ne suffira pas. Ce meurtre n’est pas qu’un fait divers de plus ; c’est un signal d’alarme sur l’impunité galopante.
La jeunesse tchadienne, venue pour s’instruire, ne devrait pas avoir à mourir pour une simple traversée nocturne.
Jusqu’à quand la vie d’un étudiant pèsera-t-elle moins lourd qu’une balle de pistolet ? La sécurité à Abéché n’est plus une option, c’est une urgence vitale.