site inaccessible Mauvaises conditions d’hygiènes dans les grillades: Quand la saveur masque le danger -

Mauvaises conditions d’hygiènes dans les grillades: Quand la saveur masque le danger

Les conditions d’hygiènes dans les grillades de la ville de N’Djamena et dans les autres villes, deviennent de plus en plus déplorables, conduisant les consommateurs à faire face à plusieurs risques liés à sa consommation.

La consommation de la viande dans les ménages et dans les grillades de la commune  de N’Djamena et les autres villes du Tchad, est beaucoup prisée par la population Tchadienne. Mais, ces consommations ne sont pas sans  risques de maladies sur les consommateurs. Si ces conditions d’hygiènes sont approuvables dans les ménages pour mettre les consommateurs de viande à l’abri des risques de maladies, celle consommée dans les grillades restent déplorables, vis-à-vis des mauvaises conditions d’hygiènes, surtout dans les grillades de boyaux (intestins) et la brochette appelée communément « Tchelé ».

Dans ces lieux de consommation publique, les viandes comme les intestins et autres organes vendues aux coûts abordables, sont grillés, par manque de fagot et du charbon, par des objets en plastiques, notamment les chaises, gobelets, les sandales, endommagés, les noix de dom  et autres objets en plastiques endommagés, qui ont le plus souvent d’effets négatifs dans la consommation.

Il suffit de faire un tour sur les grandes artères des quartiers populaires de N’Djamena ainsi que sur  les rues secondaires pour se rendre à l’évidence des mauvaises conditions de grillade de viande. Du 9eme arrondissement, en passant par le 7eme ,6eme ,5eme ,4eme et autres, le constat reste le même. L’on peut observer dans plusieurs charcuteries des quartiers de ces arrondissements cités, la grillade de viande, notamment les boyaux des animaux se fait par des objets en plastiques endommagés utilisés  comme combustible. Cette pratique se passe en dépit de l’interdiction sans concertation  par les autorités de l’utilisation du charbon et du bois de chauffage dans la cuisson des aliments et des briques. Cette mesure du gouvernement prise pour lutter contre l’environnement, touche durement les classes sociales les moins, surtout plus de 15 millions de personnes vivants à N’Djamena.

Dans les différentes grillades, le manque d’hygiène par des tenanciers de ces coins, entraine des tensions entre vendeurs et consommateurs. « Quand nous étions en train de manger, la personne chargée de couper la viande pour nous a fait aux toilettes. A son retour, nous lui avons demandé de se laver les mains avec du savon avant de nous servir pour une seconde fois, car, c’est une question de prévention sanitaire. Mais ce jeune ne veut pas entendre de ses oreilles et avait commencé par nous menacer et chasser de son coin, pour être taxé de quelqu’un de très sale », explique Koumta D, rencontré en compagnie de deux autres dans une grillade. Dans ces grillades de la capitale, l’eau servant à laver les assiettes sont sales, il est difficile pour les vendeurs de la viande grillée de la changer à tout moment quand elle devient crasseuse. Quelque fois, l’unique eau dans les deux récipients, l’une contenant des détergents peut servir du matin au soir. Des consommateurs qui n’arrivent pas à débourser 1.000 francs CFA  à 2.000 CFA francs pour manger de la viande saine, se projettent sur les grillades moins chères, même avec une somme allant de 250 francs CFA à 500 CFA francs, préparées dans des conditions hygiènes déplorables par des objets en plastiques comme combustibles. C’est le cas également des grillades mobiles dans les brouettes qui écument les coins et les recoins de la ville.

Il faut noter également que les brochettes appelées communément « Tchelé » ne sont pas en reste. Leurs modalités de préparation restent aussi lamentables. En dehors de leurs préparations dans des coins sales et sur les objets comme tables et autres malpropres, elles sont exposées en plein poussières à la commercialisation.

Savoureuse, mais à quel prix pour la santé ?

Face à ce constat lamentable dans les grillades de viande à N’Djamena, nous avons posé la question au Dr Malachie Dingamadji sur les dangers liés à leurs consommations. Le spécialiste en santé humaine explique qu’il est recommandé de ne pas chauffer de la viande ou d’autres aliments directement sur des plastiques ou prés de plastiques, qui pourraient fondre ou libérer des substances chimiques à hautes température. Il conseille aux consommateurs d’utiliser des ustensiles de cuisine  en acier inoxydables, en fonte ou en céramiques pour la cuisson à haute température qui est une alternative  sûre, avant d’inviter les utilisateurs et les consommateurs de suivre les recommandations spécifiques pour utiliser et entretenir des ustensiles de cuisine en plastiques.

En ce qui concerne leurs effets sur la santé, le médecin explique que l’exposition à ces substances dépendent des divers facteurs, tels que la durée et le niveau d’exposition, ainsi que la sensibilité individuelle. « Certains de ces produits chimiques, ont été associés à des effets néfastes sur la santé, tels que des perturbations hormonales, des effets sur la reproduction, développement ainsi que des effets sur le système immunitaire », conclut-il

Il faut noter que les agents des services d’hygiènes et d’assainissements de la commune de N’Djamena et ceux des 10 arrondissements, censés contrôlés et faire respecter les mesures d’hygiènes, ne font pas assez pour épargner les consommateurs des dangers liés aux mauvaises conditions de grillades de la viande. Ces derniers ne se contentent que des droits, taxes et autres.

Lalaye Hidjolbo  

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *