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Éditorial : Le ciel joue avec nos nerfs

​À N’Djamena, le thermomètre affiche 40°C, mais nos yeux scrutent un horizon inhabituel. Depuis quarante-huit heures, la zone méridionale du pays reçoit ses premières gouttes, et ce 31 mars, l’odeur de la terre mouillée a frôlé les narines des N’Djamenois.

Un paradoxe météorologique qui laisse la capitale entre deux feux : la canicule de plomb et la menace d’un orage précoce. ​Ce changement brusque n’est pas qu’une simple anecdote de voisinage entre le Sud et N’Djamena la capitale.

Il illustre ce nouveau désordre climatique où les saisons ne respectent plus le calendrier.

Alors que nous devrions être au cœur de la « grande chaleur » sèche, voilà que les nuages s’invitent à la fête, alourdissant l’atmosphère sans pour autant nous offrir le salut de la fraîcheur.​ Faut-il s’en réjouir ou s’en inquiéter ? Si la pluie apporte l’espoir pour nos terres au Sud du pays, cette menace pluvieuse sur une capitale en surchauffe crée un cocktail d’humidité étouffant.

C’est le rappel brutal que la nature reprend ses droits, souvent de manière imprévisible.​ En attendant que le ciel se décide enfin à trancher entre le soleil de fer et l’averse libératrice, une chose est sûre : le climat tchadien nous réserve une année riche en surprises. Sortez les éventails, mais gardez les parapluies à portée de main.​

photo: Tchadinfos

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