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N’Djaména : L’insécurité franchit le seuil des domiciles, Barka Alifa froidement abattu

Le quartier Farcha est sous le choc après l’assassinat nocturne de l’ancien footballeur Barka Alifa, tué par balles dans sa propre cour ce dimanche 22 mars.

Ce drame, survenu au cœur du 1er arrondissement, soulève une nouvelle fois l’épineuse question de la circulation des armes à feu et de la protection des citoyens dans la capitale.

​L’insécurité à N’Djaména vient de franchir un nouveau palier dans l’horreur. Dans la nuit du samedi au dimanche, aux environs de 2 heures du matin, Barka Alifa, figure locale connue sous le nom de Barka Tâta, a été la cible d’un guet-apens mortel à son domicile.​Le mode opératoire interpelle par sa précision et sa violence : un appel téléphonique tardif pour attirer la victime hors de sa chambre, suivi de quatre coups de feu tirés depuis l’extérieur, par-dessus le mur d’enceinte.

Armé d’une simple machette pour se défendre face à une menace qu’il pensait sans doute conventionnelle, l’ancien footballeur de 37 ans n’a eu aucune chance face à un assaillant déterminé et équipé d’une arme à feu.​Des zones d’ombre et un sentiment d’impunité​Si la victime a été inhumée ce matin au cimetière de Lamadji, l’enquête, elle, doit encore faire la lumière sur l’identité et les motivations de l’assassin.

Ce meurtre à bout portant, en plein quartier résidentiel, illustre une porosité sécuritaire inquiétante.​Comment un individu peut-il circuler et faire usage d’une arme de guerre en pleine nuit sans être inquiété ? C’est le symptôme d’une violence urbaine qui ne recule plus devant les murs des concessions privées.

Entre larmes et indignation, Farcha attend désormais que justice soit faite.









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