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Tchad : Une embellie fragile pour le panier de la ménagère en ce début 2026

N’Djamena, marché de Dembé,  en ce mois de mars 2026, un vent de soulagement souffle sur les étals des marchés de la capitale. Après des années marquées par une inflation galopante des produits de première nécessité, les ménages tchadiens constatent une stabilisation, voire une baisse significative, des prix de plusieurs denrées de base. Reportage au cœur de l’économie domestique.Il est 9h30 au marché de Dembé ce lundi 9 mars.

Entre les allées animées, le constat est frappant : les produits alimentaires abondent. Contrairement à la même période l’année dernière, où l’accès à la nourriture relevait du défi quotidien, de nombreux produits affichent aujourd’hui des tarifs bien plus cléments.Un soulagement notable sur les produits de baseLa tendance à la baisse est visible sur plusieurs produits phares. Le plateau d’œufs, qui culminait à 3 750 francs CFA l’an passé, se négocie désormais à 2 750 francs CFA. Le prix du coro de haricot a été divisé par deux, passant de 2 000 à 1 000 francs CFA. Même constat pour le maïs, le sésame et l’arachide, dont les prix se stabilisent autour de 800 à 1 000 francs CFA le coro.La viande rouge, bien que son amélioration soit jugée nuancée par certains, permet à nouveau de nourrir une famille de quatre personnes avec un budget de 1 000 francs CFA. « Dieu merci, cette année est bien meilleure. On repart avec un panier rempli », confie une cliente, le sourire aux lèvres.Des zones d’ombre persistentMalgré cette dynamique positive, tout n’est pas encore rose pour le consommateur tchadien.

Certaines denrées affichent une résistance à la baisse, voire une hausse préoccupante. C’est le cas du sel, de la farine, du manioc, du lait caillé et du poisson fumé, qui continuent de peser lourdement sur les budgets.L’ombre du Ramadan : l’inquiétude des consommateursSi le panier de la ménagère semble relativement équilibré aujourd’hui, une ombre plane sur cette accalmie : l’approche du Ramadan. Dans les allées du marché, l’optimisme des uns se heurte à la méfiance des autres. Beaucoup redoutent que les commerçants ne profitent de cette période de forte consommation pour spéculer et faire grimper les prix de la viande, des fruits et de l’huile.« La situation actuelle est une grâce, mais nous craignons que la souffrance des ménages ne reprenne avec les hausses saisonnières dictées par l’humeur des vendeurs », tempère un consommateur rencontré sur place.Si l’amélioration du pouvoir d’achat est réelle en ce début d’année 2026, elle demeure précaire. Le panier de la ménagère reste le baromètre de la résilience des familles tchadiennes face aux défis économiques.

N’Djamena, marché de Dembé,  en ce mois de mars 2026, un vent de soulagement souffle sur les étals des marchés de la capitale. Après des années marquées par une inflation galopante des produits de première nécessité, les ménages tchadiens constatent une stabilisation, voire une baisse significative, des prix de plusieurs denrées de base. Reportage au cœur de l’économie domestique.

Il est 9h 30 minutes au marché de Dembé ce lundi 9 mars. Entre les allées animées, le constat est frappant : les produits alimentaires abondent. Contrairement à la même période l’année dernière, où l’accès à la nourriture relevait du défi quotidien, de nombreux produits affichent aujourd’hui des tarifs bien plus cléments.

Un soulagement notable sur les produits de base

La tendance à la baisse est visible sur plusieurs produits phares. Le plateau d’œufs, qui culminait à 3 750 francs CFA l’an passé, se négocie désormais à 2 750 francs CFA. Le prix du coro de haricot a été divisé par deux, passant de 2 000 à 1 000 francs CFA. Même constat pour le maïs, le sésame et l’arachide, dont les prix se stabilisent autour de 800 à 1 000 francs CFA le coro.

La viande rouge, bien que son amélioration soit jugée nuancée par certains, permet à nouveau de nourrir une famille de quatre personnes avec un budget de 1 000 francs CFA. « Dieu merci, cette année est bien meilleure. On repart avec un panier rempli », confie une cliente, le sourire aux lèvres.

Des zones d’ombre persistent

Malgré cette dynamique positive, tout n’est pas encore rose pour le consommateur tchadien. Certaines denrées affichent une résistance à la baisse, voire une hausse préoccupante. C’est le cas du sel, de la farine, du manioc, du lait caillé et du poisson fumé, qui continuent de peser lourdement sur les budgets.

L’ombre du Ramadan : l’inquiétude des consommateurs

Si le panier de la ménagère semble relativement équilibré aujourd’hui, une ombre plane sur cette accalmie : l’approche du Ramadan. Dans les allées du marché, l’optimisme des uns se heurte à la méfiance des autres. Beaucoup redoutent que les commerçants ne profitent de cette période de forte consommation pour spéculer et faire grimper les prix de la viande, des fruits et de l’huile.

« La situation actuelle est une grâce, mais nous craignons que la souffrance des ménages ne reprenne avec les hausses saisonnières dictées par l’humeur des vendeurs », tempère un consommateur rencontré sur place.

Si l’amélioration du pouvoir d’achat est réelle en ce début d’année 2026, elle demeure précaire. Le panier de la ménagère reste le baromètre de la résilience des familles tchadiennes face aux défis économiques.

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