Insécurité grandissante: Le Tchad face à ses démons

Le Tchad traverse une période sombre. Depuis plusieurs mois, une insécurité grandissante s’installe, transformant le quotidien des Tchadiens en une lutte constante contre la peur. Des attaques aux braquages, en passant par des kidnappings, aucune province du pays  ne semble épargnée

Personne ne peut rester passif face à l’insécurité grandissante qui s’étend sur l’ensemble du territoire nationale. Des vies humaines sont arrachées, des communautés entières traumatisées, des biens détruits sans jamais apparaître dans les statistiques officielles. Pendant ce temps, les autorités, dans l’exercice de leurs missions régaliennes, se contentent de présenter à la presse quelques larcins comme des « malfrats » pour rassurer une opinion publique de moins en moins dupe.

La réalité, elle, est bien plus sombre. Dans les zones rurales, l’atmosphère est marquée par une peur permanente. Les communautés agricoles vivent dans une vulnérabilité alarmante, c’est ce qui entrave considérablement leurs activités quotidiennes et menace la sécurité alimentaire, à la chaine nationale.

Quelle solution face à cette crise sécuritaire ?

L’État affiche certainement une volonté politique de mettre fin à l’insécurité, comme en témoignent les récentes  nominations dans l’appareil sécuritaire. Cependant, ces changements restent loin de produire les effets escomptés. Il est impératif de s’attaquer aux causes profondes de cette situation : la mal gouvernance, l’injustice, la pauvreté, le chômage et le manque d’éducation, entre autres.

Il est donc urgent que l’État élabore une véritable politique de prévention, renforce les capacités des forces de sécurité, et surtout qu’il implique les populations locales dans les prises de décision. Les chefs coutumiers et religieux doivent également être associés aux actions de dialogue, de médiation et de sensibilisation. Car, sans l’adhésion des communautés elles-mêmes, aucune stratégie sécuritaire ne saurait durablement porter ses fruits.

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