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Lutte contre le chômage des jeunes

Les alternatives plus sûres au lieu de programme de formations et orientations sans résultats tangibles

Le chômage demeure une grande problématique au Tchad, avec une jeunesse qui représente 75 % de la population. Toutefois 90% des diplômés passent des années sans emploi, des chiffres visibles sans une statistique officielle. Cependant, pour répondre à ce défi, l’Office National pour la Promotion de l’Emploi (ONAPE) a initié le Guichet unique d’Emploi, qui vise à accompagner les diplômés dans leur orientation professionnelle et leur insertion dans le marché, offrir des formations complémentaires pour renforcer leur employabilité et développer leur compétence en adéquation avec les attentes des employeurs, encourager et encadrer l’entrepreneuriat en apportant aux jeunes porteurs de projets les outils et l’accompagnement nécessaires à la réussite   de leur initiative. En dehors de cette nouvelle vision, il y a un forum national sur l’emploi, qui avait regroupé des experts et entreprises.

Force est de constater que les politiques de lutte contre le chômage semblent largement centrées sur la formation théorique, notamment de doter les jeunes de compétences nécessaires pour entreprendre ou s’insérer dans le marché du travail. Ne t-il pas temps de réorienter les priorités vers des projets plus concrets, capables de générer des milliers d’emplois directs ? Une interrogation qui ouvre la voie à une vision claire sur la question du chômage des jeunes. Car les programmes de formation n’apportent aucun résultat concret qui pourrait transformer la vie de ces jeunes diplômés. En réalité ces slogans et initiatives de formation sont plutôt des miroirs aux alouettes et une propagande où l’ONAPE et ses partenaires cherchent davantage à démontrer leur engagement que de résoudre des problèmes structurels.

En effet, si ces programmes ont permis à certains jeunes diplômés de se lancer dans l’entrepreneuriat, une interrogation, combien d’entre eux sont devenus de véritables entrepreneurs capables de contribuer durablement à l’économie nationale ? la réponse à cette question nécessite des nouvelles alternatives d’emploi des jeunes. Il est sans doute que l’entrepreneuriat est un pari risqué.

 Selon une étude économique, mieux encourager une entreprise existante, générant des bénéfices et recrutant des nouveaux employés, que de créer une nouvelle entreprise, qui le terrain est miné de concurrence. Il faut reconnaître qu’en dépit des nombreuses formations et encouragements à l’entrepreneuriat, certains jeunes se retrouvent sur des terrains déjà conquis et ont du mal à décoller. Si l’ONAPE pourra chiffrer combien sont-ils ces jeunes qui remboursent le crédit destiné à la création d’entreprise ?

Cependant, la meilleure solution est d’investir dans la construction des grandes usines de production. Une telle initiative pourrait transformer le paysage économique en offrant des milliers d’emplois directs et indirects. Une usine, bien pensée et bien gérée, ne serait pas seulement un lieu de travail, mais aussi un moteur de développement économique pour les communautés environnantes, capable à sponsoriser les activités sportives, culturelles et autres des jeunes.

Selon un magazine économique, les usines et autres grands projets industriels ont un effet multiplicateur qui dépasse le cadre immédiat. Elles stimulent la consommation locale, renforcent les chaînes d’approvisionnement et augmentent les recettes fiscales, tout en réduisant le chômage de manière concrète. Il est temps que l’ONAPE, le ministère du commerce et celui de la fonction publique, réfléchissent sur la création des usines dans les provinces du pays.

Pour un pays où même les œufs sont importés, comment la jeunesse peut-elle ne pas manquer d’emploi ? Il est temps d’évaluer l’impact des politiques de lutte contre le chômage, que de continuer à gaspiller des milliards dans les formations théoriques, de création d’emplois sans un résultat tangible. Une collaboration entre chercheurs, décideurs politiques et bénéficiaires s’avère nécessaire.

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