Horreur sur certains marchés des poulets à N’Djamena : De la volaille morte vendues aux clients

Ce dernier temps, une pratique nouvelle se développe au marché de poulets situé au champ de fils dans le 5eme arrondissement, à Dembé et à Habbena. Des femmes prennent chaque jour d’assaut ces marchés pour acheter des poulets morts ou malades  pour les vendre devant les débits de boisson, dans les marchés et autres carrefours animés de la capitale, à leurs clients qui ne savent rien de l’origine de ces poulets et autres qualités de viande.

Consommer les morceaux ou le poulet entier, canards et autres chairs de ces espèces dans les lieux  comme les débits de boisson, les  carrefours animés et autres étals sur les rues, reste un danger pour les consommateurs.

En effet, ces dernières années, une pratique se développe entre les vendeurs en gros ou en détail des poulets et les femmes vendeuses de ces volailles déjà préparées  dans les marchés, devant les débits de boissons dans les quartiers populaires.

Souvent importés des autres provinces du sud vers la capitale par des commerçants grossistes, durant le trajet vers Ndjamena, plusieurs poulets, canards et autres entassés dans le camion  ou les minibus, perdent leurs vie sous des intempéries de la chaleur, le froid  ou  la pluie. Ne pouvant pas voir les poulets morts être jetés, certains commerçants en complicité avec les femmes vendeuses de poulets sur  ces lieux  mettent en achats des poulets morts à des prix trois ou quatre fois moins que les poulets vivants.

Chaque matin, ces femmes munies de leurs paniers prennent d’assaut le marché de volailles au quartier champs de fil, dans l’attente d’acheter des poulets morts. « C’est vrai, ici les poulets meurent beaucoup plus, nous, on les jette dans les poubelles. Mais, c’est les enfants qui travaillent avec nous sur place  qui se tournent pour les ramasser et les vendre à ses femmes. Nous, on ne vend pas de poulets morts. Notre religion même interdit cette pratique », lance sous couvert de l’anonymat un grossiste de poulets, rencontré devant sa marchandise au champ de fil.

Pour ses femmes, pour avoir les poulets morts en quantité pour les vendre devant les débits de boisson, il faut aussi laisser la valeur de ses poulets aux jeunes qui exercent sur le lieu, quand les camions transportant les poulets arrivent du sud, le produit aussi est là. « Nous sommes nombreuses comme vous le constaté maintenant. Donc, la concurrence aussi est rude, il faut beaucoup tisser de relations pour avoir des poulets morts. Moi je crois que c’est n’est pas interdit de les vendre. Nous avons nos clients spécifiques qui lancent les commandes », explique une femme, panier à la main, venue chercher les poulets morts ou malades.

Interrogées à ce sujet, ces femmes expliquent qu’elles achètent ces poulets à partir de 500 francs CFA à 1500 francs CFA, selon la taille et la forme du poulet malade ou mort.

Sur les lieux, plusieurs mineurs travaillent comme main d’œuvre pour leurs patrons, assis sous les hangars sur place. Ces enfants servent à déplumer les poulets, et préparer autres organes comme la tête, les pattes, les intestins et autres  pour les clients, ainsi que pour les femmes commerçantes. Quelques autres s’occupent  des caisses conçues comme les poulaillés pour sortir les poulets et autres et les présenter aux clients pour les achats. C’est dans ses caisses que ces enfants découvrent des poulets morts frappés par quelques  maladies chez les poulets, bien qu’ils soient bâchés toutes les nuits. Certains hèlent toute personne qui arrive sur le lieu pour lui présenter les produits.

Il est  également signalé  cette même pratique au marché de poulets de Dembé et celui d’habbena etc…

Il n’est pas interdit de consommer la viande des chevaux âne et les poulets morts. Mais, plusieurs personnes, par respect des us et coutumes, leur religion ou d’autres raisons ne consomment pas la viande des animaux morts et celle des chevaux et autres. Mais, ce dernier temps, leurs abattages et leurs consommation au grand public va grandissante.

Il est du devoir les Forces de Sécurité de veiller à interdire cette pratique qui va aussi de la santé des consommateurs qui ne connaissent pas les origines des viandes et autres aliments vendus dans les quartiers et des petits marchés de la ville.

Racine Infos.com

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