Interview exclusive : Ali Nassour et le torchon qui brûle au sein de la coordination du PSF en France

Paris, en France, la tension est à son comble au sein de la coordination du Parti Socialiste Sans Frontière (PSF). Ali Nassour, Secrétaire Général de cette entité sort de son silence et exprime dans une interview exclusive sur le conflit qui l’oppose à son coordinateur Alifa Younous Mahamat. Des accusations de mauvaise gouvernance aux divergences stratégiques, Nassour lève le voile sur les dessous d’une crise qui secoue cette coordination. Cette passe d’arme en interne promet de faire des étincelles et soulève des questions quant à l’avenir de la représentation du PSF dans l’hexagone. Interview réalisée  par Mahamat Dokouno

Racine Infos : Monsieur Ali  Nassour, vous êtes le SG de la coordination du PSF en France. Comment expliquez-vous les accusations portées contre vous par le coordinateur Alifa  Younous Mahamat ?

Ali Nassour : Les accusations portées contre moi par le coordinateur Alifa sont fondées, de nulles et de nullité absolue. Il s’agit là de propager des mensonges, diffamations et empreints d’une impolitesse manifeste. La coordination d’un grand parti comme le PSF ne peut fonctionner comme une institution informelle. Le PSF est le parti de l’opposition au Tchad, et ses représentations à l’extérieur du pays doivent respecter les lois en vigueur dans les pays d’accueil.

C’est dans ce sens qu’en tant que SG, j’ai pris d’initiatives de demander aux autorités françaises, l’autorisation de fonctionnement. Je ne vois pas en quoi cela ferait de moi un usurpateur. Je ne suis pas un intrus. Je suis bel et bien le SG de cette coordination. Un minimum de respect à mon égard serait de mise.

Monsieur Alifa est connu pour ses méthodes autoritaires et son style de gestion informelle. Je me suis toujours opposé à cette manière de diriger. Il est assoiffé de pouvoir. Je n’ai rien contre sa personne, mais contre ses méthodes. Dans la coordination, toute personne qui ose exprimer une opinion différente de la sienne est immédiatement perçue comme un ennemi.

Il se prétend défenseur de la démocratie, mais à mes yeux, il est plus autoritaire que Mahamat Idriss Deby Itno. Il ne reflète ni les valeurs ni les dynamiques que feu  Président Yaya Dillo de notre parti Djerou  (paix à son âme), nous a transmis. Il cherche des coute que coute à se débarrasser de moi, car je suis légaliste et attaché à la justice et à l’égalité, aussi bien au sein du PSF que dans la coordination et dans le pays.

Il a pris seul la décision de me sanctionner, sans passer par le Bureau Exécutif, c’est ce  qui est contraire aux textes du PSF. Ma présence au sein de la coordination représente un obstacle pour lui et ses complices.

Les membres du Bureau Exécutif ont proposé une confrontation depuis plusieurs mois, mais il refuse catégoriquement de m’affronter. Il n’a pas le courage de me regarder en face pour dire ce qu’il pense. Il tente de me discréditer en utilisant un langage à connotation ethnique, me qualifiant d’agent infiltré afin de semer la méfiance à mon égard. Sa seule motivation est de me faire écarter en forçant le Bureau Exécutif à prononcer des sanctions injustes contre moi.

Racine Infos : Certains membres de votre organisation évoquent une gestion opaque des finances par le coordinateur que vous auriez dénoncé. Confirmez-vous cette information. Avez-vous aussi alerté le bureau exécutif sur les faits ?

Ali Nassour : Il pense être l’alpha et l’oméga de la coordination. En réalité, les autres membres occupent des fonctions de façade, des coquilles vides. Il cumule les rôles de coordonnateur, de Secrétaire Général, de chargé des relations extérieures, etc. Il rédige les correspondances seul, tient des réunions seul, effectue des déplacements au nom du PSF sans consulter ni informer les membres de la coordination.

Heureusement, le Bureau Exécutif, et en particulier le SG national, Monsieur Robert Gam, a décidé de reprendre les choses en main. Il s’emploie à instaurer l’ordre et à remettre chacun à sa place. Il ne permettra pas que le désordre s’installe au sein du PSF.

Il est aujourd’hui la principale figure du parti, respectée pour sa compétence, sa notoriété, son sens du leadership et ses qualités humaines. Tous comptent sur lui pour diriger le parti jusqu’à la tenue du prochain congrès et les futures élections présidentielles et législatives.

Racine Infos : On vous décrit comme un homme rigoureux et attaché aux principes des textes du PSF. Pensez-vous que  cette position ne dérange certains de vos camarades au sein de la coordination ? Y a-t-il une fracture entre vous ?

Ali Nassour: Je ne vais pas me vanter, car comme le dit l’adage : « C’est au pied du mur qu’on reconnaît le vrai maçon. » L’avenir nous dira ce qu’il en est. Ce que je sais, c’est que mes collègues de travail à la Mairie centrale de Paris me témoignent de  leur respect et leur confiance.

Non, il n’y a jamais eu d’altercation physique, seulement des campagnes de dénigrement à ma rencontre. Pour ma part, je choisis de ne pas dire du mal de lui, car chaque être humain a ses qualités et ses défauts.

 Comment avez avez-vous appris la libération de votre SG national du parti Gam Robert, après huit mois de détention ?

Ali Nassour : La libération de notre Secrétaire Général national est un immense soulagement. Dieu a exaucé nos prières. Même s’il fait encore face aux problèmes de santé, c’est une grande victoire pour tous les militants et militantes. Nous ferons tout de notre possible pour qu’il soit évacué et soigné dans un pays sûr.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *