
Krim Krim, chef-lieu du département de Gueni, une nouvelle ligne à été tracée sur le sable dans quatre villages, mais au lieu d’apporter de l’ordre, elle sème le chaos. La mise en place de ce nouveau couloir de transhumance, devait fluidifier le passage des troupeaux, pourtant déclenche aujourd’hui une vive discorde entre éleveurs et agriculteurs. Les enjeux sont immenses, et la tension monte dans cette localité où la coexistence est désormais mise à rude épreuve.
Peut-on tracer une ligne sur une carte sans impacter des vies ? A krim Krim dans le départ de Gueni, province du Logone Occidental, la réponse semble être un « oui et non » retentissant. Le projet d’un nouveau couloir de transhumance dans cette localité aura non seulement perturbé l’équilibre fragile entre agriculteurs éleveurs, mais aura aussi resurgir de profondes tensions. Le chemin de bêtes est devenu celui de la discorde dans plusieurs villages de ce département.
En effet, quatre villages de Krim Krim, chef-lieu du département de Gueni, à savoir, Diswa-laila, Diswa Bourmada, Dokou Mormidim et Dokouba’g, qui sont ciblés par cette nouvelle voie de pâturage de troupeaux dans à Krim Krim.
Dans une rencontre avec le sous-préfet de Krim Krim, ces chefs de villages conviés ne sont pas d’accord pour l’ouverture du nouveau couloir de transhumance. C’est cette mésentente qui, selon nos sources locales, qui n’a pas satisfait les autorités locales. Notre source d’ajouter que cette position a valu la menace de ces autorités sur l’un des chefs de villages réunis autour du sous-préfet de Krim Krim.
Joint par téléphone, par votre rédaction, le sous-préfet a souligné que l’affaire en question est déjà close, avant de conclure que les différents chefs des villages convoqués à la rencontre, sont repartis informer et sensibiliser leurs administrés respectifs du cadre structuré de ce projet.
Toutefois, rien n’est rassurant, la tension est restée vive dans ces villages qui protestent toujours contre cette nouvelle voie des animaux de toutes les brouilles.