N’Djamena: Les zones périphériques, sud face au défi de l’accès aux infrastructures

N’Djamena la capitale du Tchadienne connais un agrandissement incroyable ces dernières années, compte- tenu du peuplement de ses habitants. Mais face à cet agrandissement, l’on note une inégalité urbaine. Les quartiers du sud de la capitale luttent pour des services de base comme les routes, les canalisations, l’accès à l’eau potable et bien d’autres.

Les quartiers périphériques du sud de la capitale N’Djamena, capitale du Tchad, font face à un manque criant  d’infrastructures de base, affectant affectant la qualité de vie des populations. Cette situation résulte en grande partie d’une urbanisation anarchique due à l’absence d’un plan directeur depuis les années 1990.

La ville ne dispose que d’un Plan Urbain de Référence (PUR), resté largement théorique, ce qui a conduit à une occupation spatiale anarchique et à une faiblesse des infrastructures essentielles telle que la voirie urbaine les réseaux de drainage (canalisation) et la production en eau.

Des quartiers du sud en quêté d’infrastructures essentielles

Dans l’urbanisation de la ville de N’Djamena, l’on note une nette discrimination. Les quartiers périphériques tels Abena, Atrone,Kamnda ,Gassi ,Walia et autres restent les plus touchés ,contrairement au quartier nord comme Farcha ,Goudji ,Amsinéné, qui bénéficient du privilège du Gouvernement dans l’urbanisation de la ville. Ces quartiers du sud les plus peuplés, sont négligés par rapports aux ceux dits résidentiels et situés au nord de la capitale. « Nous disposons des grandes institutions dans nos quartiers telles que l’Assemblée Nationale, la Gendarmerie Nationale et plusieurs hautes personnalités qui habitent dans notre arrondissement, mais nous ne disposons pas les infrastructures de base et d’entretiens de nos quartiers. Nous pataugeons deux à trois heures du temps avant de se rendre à nos services. C’est vraiment de la discrimination », se lamente un habitant du quartier Ambatta dans le 7eme arrondissement.

Il faut rappeler que dans les quartiers périphériques du sud de N’Djamena, c’est aussi l’urbanisme qui suit les habitants de ces quartiers déjà installés. C’est aussi le gros caillou qui se trouve dans le soulier du gouvernement.

Il y a quelques semaines, le ministre de l’Aménagement du Territoire, de l’Urbanisme et de l’Habitat, Mahamat Assileck Halata et le nouveau maire de la commune de N’Djamena, Senoussi Hassana Abdoulaye ont échangé sur la gestion des projets urbains et de la transparence dans les adjudications. Le projet sur le plan d’urbanisme et les travaux de la coordination efficace.

Dans ce projet, il est fort de douteux sur la concrétisation de ce projet. Déjà, plusieurs projets sont restés comme un éléphant blanc. Celui  de la construction de la digue de Walia dans le 9eme arrondissement de N’Djamena, dans le quartier sud de la capitale, en dit long.

Jean de Dieu Marcelin    

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