Le gouvernement a à travers ses services les bâtiments et autres biens mis en location,mais les fonds que regorgent ces services prennent des direction inconnues.
Les finances publiques étant au bord de l’asphyxie, les administrations sont contraintes de louer des bureaux privés pour assurer leurs activités. Cette pratique, qui se généralise, pose question. Qui empoche les sommes colossales englouties dans ces loyers ? Les propriétaires de ces bâtiments respectent-ils les règles fiscales en vigueur ? Ces interrogations, loin d’être anodines, mettent en lumière les zones d’ombre d’un système qui semble privilégier les intérêts privés au détriment de l’intérêt général
C’est plus un secret, de nombreuses administrations publiques louent des locaux privés, une situation qui perdure depuis des années. Paradoxalement, l’État investit chaque année d’importantes sommes dans la construction d’infrastructures. Comment expliquer cette double réalité ? Tandis que l’économie est en plein essor, le gouvernement semble se contenter de solutions provisoires, au détriment d’un patrimoine immobilier public solide et pérenne.
Comment peut-on comprendre que l’État avec toutes ses ressources financières et des espaces disponibles peut être en location? Ce n’est pas un système d’une cache d’arbre dans une forêt. Du moment où le ministère de l’Aménagement du Territoire de l’urbanisme et de l’Habitat sur la question d’occupations anarchiques a répertorié 1529 réservés de l’État dans la ville de N’Djamena, dont 403 espaces sont occupés par une zone d’habitation, 88 par usage commercial et 389 par des constructions étatiques et privées à caractère d’utilité publique. Ces espaces peuvent servir.
Alors que le pays fait face à des contraintes budgétaires de plus en plus importantes, on ne peut s’empêcher de s’interroger sur l’utilisation des deniers publics. Pourquoi l’État continue-t-il de louer des bâtiments privés, alors qu’il dispose d’un patrimoine immobilier considérable ?
Cette pratique, qui plombe les finances publiques, pose question. Tandis que certaines institutions, comme l’ONAJES, sont supprimées pour réduire les dépenses, les loyers versés aux propriétaires privés semblent ne pas être une priorité. Il est temps de mettre fin à cette situation et d’optimiser l’utilisation du patrimoine immobilier de l’État.
La location de bâtiments privés par l’État est une pratique qui choque l’opinion publique. Comment un État peut-il dépenser l’argent des contribuables pour payer des loyers exorbitants, alors qu’il dispose de vastes terrains ? Cette situation, qui semble défavoriser l’intérêt général au profit d’intérêts privés, est ressentie comme une injustice et alimente les doutes sur l’utilisation des deniers publics.
La lutte contre la corruption est une priorité pour le Président de la République Mahamat Idriss Deby Itno. Cependant, un autre problème doit également attirer l’attention du chef de l’État : celui des locations abritant certaines institutions. Il est nécessaire de mener des enquêtes approfondies pour comprendre ce phénomène et éviter que des individus ne profitent de la caisse de l’État. Il est inacceptable que des propriétaires d’immeubles en location ne paient pas de taxe d’habitation, ce qui aggrave la situation. Il est urgent de réagir et de mettre fin à cette pratique pour assainir la gestion des biens publics.
La refondation du Tchad, c’est de construire sur des nouvelles bases. Et non laisse un ministère en location au profit des hommes d’affaires appartenant au système du gouvernance en place.
Yaya Abdraman