Les forces de l’ordre, principaux fournisseurs de drogue.
Les forces de l’ordre, présentées comme des héros lors des saisies, sont accusées d’être les principaux acteurs du trafic. Au cœur de N’Djamena, dans le quartier paisible d’Ardep-djoumal, se cache une réalité sombre : un marché de la drogue florissant. À quelques pas de l’Institut Français du Tchad, sous l’apparente quiétude des pépinières, se déroule un commerce illicite de drogues dures et de boissons alcoolisées frelatées.Sous le couvert de la vente de fleurs, des trafiquants écoulent leurs produits à une clientèle variée, allant des jeunes aux militaires. Les échanges se font dans un langage codé, et les produits sont dissimulés dans les pots de fleurs ou sous les arbres. Les vendeurs, souvent armés, maintiennent un climat d’intimidation pour assurer leur commerce. Le phénomène ne se limite pas à Ardep-djoumal. Les rives du Chari, les quartiers de Gardolé et de Ridina sont également touchés par ce fléau. La complicité de certains éléments des forces de l’ordre est soupçonnée. Des témoignages font état de gendarmes vendant de la drogue saisie aux trafiquants, mettant en évidence une corruption endémique.
Ce commerce illicite a des conséquences dramatiques sur la santé publique et la sécurité. La consommation de drogues et d’alcool frelaté entraîne des problèmes de santé graves, tandis que la violence liée au trafic s’immisce dans la vie quotidienne des quartiers. La lutte contre ce phénomène semble inefficace. Malgré les saisies régulières, la drogue continue de circuler librement. La police des stupéfiants semble impuissante face à l’ampleur du problème, et les autorités semblent fermer les yeux sur cette réalité.
Face à ce fléau qui gangrène la société tchadienne, il est urgent de prendre des mesures fortes et coordonnées. Les autorités doivent redoubler d’efforts pour démanteler les réseaux de trafiquants, renforcer les contrôles aux frontières et sensibiliser la population aux dangers de la drogue.